Une promenade à Alcântara et Prazeres

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Ce texte a été traduit en Français à partir de la version originale en English.

L'autre jour, je suis allé me promener, démarrant à Alcântara et en montant jusqu'au charmant Jardin du 9 Avril, dans la commune de Prazeres. Je voulais aussi découvrir certaines des rues du quartier, et j'ai pris des notes pour que vous aussi puissiez avoir une idée de ce à quoi cela ressemble. J'espère que vous apprécierez, et que ça vous donnera envie de visiter ces quartiers de Lisbonne, un jour ou l'autre !

J'ai commencé au croisement entre l'Avenida de Ceuta et la route d'accès au pont du 25 Avril, où le mouvement et le bourdonnement sont continuels. C'est un point d'entrée pour la ville d'Alcântara, immédiatement à l'ouest du quartier de Prazeres. Un endroit toujours très fréquenté et plutôt bruyant. Je remarque que la gare d'Alcântara-Terra, située sur le côté droit de la grande avenue, fait l'objet de rénovations. Vous pouvez entendre le son des travaux qui se déroulent derrière les échafaudages qui recouvrent la zone intérieure de la station. De ce même côté, il y a une petite place assez cosy, avec de grands arbres qui couvrent d'ombre les bancs en bois. Tout autour, il y a des restaurants, des boulangeries et d'autres magasins. Les gens s'assoient sur les bancs, attendent le bus ou restent près des portes pour échapper au soleil. Quand j'entends un avion au-dessus de moi, je traverse la place.

Je continue à monter, par une rue animée, loin du quartier animé. C'est Rua Prior do Crato, faite de logements confortables et pas très élevés. Tous les rez-de-chaussée le long de la rue semblent remplis de magasins. Il y a des cafés, des magasins de vêtements, des épiceries, des magasins d'électronique, des bijouteries, des coiffeurs, un peu de tout, tout en haut. Au sommet, il y a une lueur de verdure et un joli lilas, parmi les arbres en fleurs. Je marche vers eux, car quelques voitures et bus montent et descendent la route, tandis que les gens sont attablés dans les cafés. Un homme est particulièrement concentré sur ses mots croisés.

Les arbres que j'ai vus auparavant poussent dans le jardin de la Praça da Armada, une autre place où les habitations d'écartent un peu pour créer de l'ouverture et donner un sentiment de fraîcheur. Ca semble être un endroit tranquille, mais suffisamment grand pour qu'on puisse y organiser un événement comme l'Arraiais dos Santos, les fêtes traditionnelles du mois de juin portugais. Près des restaurants d'allure moderne et des esplanades accueillantes, il y a encore quelques aménagements pour l'occasion : des rubans colorés, des stands de boissons, quelques auvents. Je me rapproche du petit jardin. Il possède une aire de jeux, aux couleurs très vives, pour les enfants, et il est recouvert par des grands arbres. Le son de 3 ou 4 oiseaux chantant parvient à se faire entendre au-dessus des voitures qui passent. Seuls un vieux couple et un homme qui fait la sieste prennent position sur les bancs. Le sol est plein de pétales de lilas tombés.

De l'autre côté de la rue, il y a une nouvelle route qui monte, maintenant à l'intérieur de la zone de Prazeres. Je le prends, et l'éventail de restaurants continue, cette fois avec plus de saveurs étrangères. Un Italien, un Mexicain, un Népalais, sont quelques-unes des options qu'on peut trouver ici. Il y a aussi beaucoup de papeteries à l'approche d'une fin de rue. La rue devient un pont pour quelques mètres, au-dessus de l'Avenida Infante Santo qui mène aux docks de Santo Amaro. Je continue à monter dans la nouvelle rue, et je remarque une façade entièrement décorée pour les fêtes de juin (Santos), avec des rubans, des plantes, des décorations de toutes les couleurs.

En tournant à gauche, je monte un escalier étroit et j'arrive à Rua do Olival. Un groupe de Français est assis sur un escalier, écoutant de la musique qui anime ce quartier d'habitude tranquille. En montant, je regarde les maisons. Elles montrent des signes d'un certain âge, mais leurs murs ont toujours des couleurs vives sous le soleil. Beaucoup de balcons ont des plantes suspendues, ce qui rend la rue plus accueillante. J'entends des oiseaux à proximité. Après quelques mètres, je trouve une petite rue, encore plus verte, avec une mosaïque indiquant qu'il s'agit de "la rue la plus fleurie". Le nombre de canteiros luxuriants avec des fleurs et des plantes couvrant l'ensemble des murs est vraiment un régal à savourer. Je continue à avancer, et je croise un facteur sur sa route.

A une nouvelle intersection, je remarque les arbres du Jardin du 9 Avril, et je commence à descendre pour l'atteindre. Aujourd'hui, il est aussi paisible que lorsque je l'ai découvert pour la toute première fois, plein de végétation et d'air frais venant du point de vue sur le Tage. Il y a aussi un léger vent, qui est plutôt le bienvenu vu la chaleur et le soleil. Certaines personnes sont assises à l'ombre, d'autres prennent le soleil, allongées sur l'herbe coupée. Les arbres verts et les lilas en fleurs sont très hauts, leurs troncs et leurs bancs poussent librement de façon curviligne et romantique. Au centre, il y a un refuge naturel intime: des bancs de bois en cercle situés sous un plafond de branches vertes et luxuriantes d'un arbre. Cet endroit offre une alternative accueillante au soleil et aux grouillements de la ville.

Jardim 9 de Abril / Miradouro da Rocha Conde de Óbidos
Jardim 9 de Abril / Miradouro da Rocha Conde de Óbidos
Jardim 9 de Abril, 1200-870 Lisboa, Portugal

Il y a ici un silence particulier. Le vent fait frissonner les feuilles en hauteur. Mais parfois il y a le son d'une cloche, venant de la gare de Cais da Rocha en contrebas, et puis un train passe. Le point de vue offre une vue fantastique. En contrebas, après la voie ferrée, se trouve le port de Lisbonne. Son paysage est formé de grandes grues et machines, de conteneurs empilés et de plusieurs navires, assemblés de manière irrégulière, comme des jouets. Derrière les docks, un rare voilier s'éloigne. Au loin, on voit le pont du 25 Avril toujours présent, le Cristo Rei, le Margem Sul sous un ciel clair. En revenant de ce côté, plus près du jardin, l'avenue est toujours aussi occupée, et l'escalier en pierre sous le point de vue brille au soleil. Profitant de la vue, il y a un petit lounge-bar, où les serveurs sont encore en train de préparer les tables. Je m'assois sur un banc et je regarde les pigeons se promener le long des chemins de gravier, pleins de pétales de lilas, roucoulant tout en mangeant des morceaux de pain abandonnés. Un autre avion vole au-dessus de nos têtes, et je décide de rester un moment.


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Le rédacteur

Vasco Casula

Vasco Casula

Je suis Vasco et je viens du Portugal. En plus de jouer de la guitare et de travailler sur des films d'animation, j'aime découvrir et vous faire découvrir des endroits comme le Portugal !

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